FEDE
Fédération des Associations du Personnel du Service public du Canton de Fribourg

Communiqué de presse

Résigné⋅e⋅s mais déterminé⋅e⋅s

Réuni⋅e⋅s en assemblée le 13 novembre, les délégué⋅e⋅s de la FEDE ont pris connaissance du projet du Conseil d’Etat. Le personnel a accepté cette proposition, car la caisse de pension ne peut se passer du financement prévu dans ce projet.

L’alternative serait pire que la proposition mise actuellement sur la table. Vu cette réalité, l’assemblée se résout à soutenir la proposition du Conseil d’Etat. Il n’empêche que les employé⋅e⋅s la trouvent saumâtre. Les sacrifices que doit accepter le personnel pour bénéficier de ce financement restent énormes. Il voit ses cotisations augmenter et ses rentes baisser avec, pour certains, un impact plus important induit par le changement de système (passage en primauté des cotisations).

On entre aujourd’hui dans une nouvelle phase du processus. Tout doit être entrepris désormais pour que ce projet soit accepté par le Grand Conseil et par le peuple.

Si l’assemblée accepte certes de soutenir ce projet, notre travail n’en sera pas terminé pour autant.

Nous attendons du Conseil d’Etat que des mesures d’accompagnement soient mises en place dans le cadre de la révision de la LPers, afin de maintenir des conditions de retraite dignes. La FEDE demandera des mesures complémentaires dans ce sens. Il s’agit en particulier de mesures adaptées pour la police, d’une augmentation du montant allouées aux mesures d’adaptation pour les salarié⋅e⋅s atteints dans leur santé et des mesures spécifiques pour les professions à la pénibilité reconnue.

Et, compte tenu des sacrifices consentis dans cette réforme, la FEDE n’acceptera pas d’autres péjorations de statut des employé⋅e⋅s de l’Etat, ni du projet soumis au Grand Conseil.

Au Conseil d’État et aux député⋅e⋅s de tenir maintenant leurs engagements et de faire la preuve de leur volonté de se comporter en employeur responsable.

Précision de la position de la FEDE et de la FAFE par rapport au courrier du 5 novembre du Conseil d’Etat

Les communications de ces dernières 24 heures concernant la Caisse de pension engendrent beaucoup d’incertitudes au sein du personnel. Compte tenu du climat actuel, le bureau de la FEDE, dans lequel siègent les deux coprésidents de la FAFE, tient à apporter les précisions suivantes.

Pour rappel, le comité de la FEDE a décidé dans sa séance du 2 octobre de se rallier au projet du Conseil d’Etat pour les motifs déjà développés dans diverses communications. Deux éléments ont convaincu le comité : le projet était trop avancé pour obtenir, à ce stade, des améliorations ; le spectre d’un rejet du projet du Conseil d’Etat par le peuple faisait courir le risque de mise en place de mesures encore plus dures et de pertes encore plus importantes.

La FAFE a convoqué une assemblée, le 9 octobre, qui a voté une résolution demandant soit une augmentation du montant des mesures transitoires soit une augmentation salariale supplémentaire en compensation des pertes subies.

La FAFE a présenté cette résolution au comité de la FEDE du 16 octobre et celui-ci a décidé de s’associer à la demande et de la soutenir.

Le 30 octobre, le président de la FEDE et le coprésident de la FAFE ont rencontré la Délégation du Conseil d’Etat pour les questions de personnel. Ces derniers ont confirmé qu’il était hors de question de modifier le projet, trop avancé à ce stade. Ils ont par contre exprimé leur compréhension envers la frustration du personnel, conscient des sacrifices consentis par rapport aux mesures d’économie et par rapport aux péjorations engendrées par le projet actuel. C’est la raison pour laquelle ils ont accepté d’entrer en matière sur la requête d’une augmentation de salaire supplémentaire et d’en proposer le principe au Conseil d’Etat.

Le 5 novembre, le Conseil d’Etat a adressé un courrier à la FEDE et à la FAFE, dans lequel il précise qu’il est exclu de modifier le projet actuel, qu’il avance l’octroi de l’augmentation de salaire de 0,25% au 1er janvier 2021 – plutôt que 2022 – et que, concernant une nouvelle revalorisation salariale, il la réalisera indépendamment du projet de la CPPEF, au moment qu’il jugera opportun. Il rappelle également qu’en compensation des mesures d’économie, il a octroyé, entre 2017 et 2018, 0,7 % d’augmentation de salaire pour honorer ses engagements de remboursement.

Caisse de pension : une proposition plus raisonnable

Le Conseil d’Etat a présenté aux partenaires sociaux la proposition de financement de la Caisse de prévoyance de l’Etat qu’il entend proposer au Grand Conseil. Les négociations intenses entre le Conseil d’Etat et les partenaires sociaux ont permis de voir arriver sur la table une solution qui divise pratiquement par deux les pertes de rentes des assuré-e-s. Il appartiendra maintenant aux membres de la FEDE de se prononcer sur cette proposition.

La nouvelle variante permet de diminuer sensiblement les pertes pour les assurés, même si celles-ci restent conséquentes. Les variantes mises en consultation prévoyaient des pertes comprises entre 16 et 25 % à 64 ans, pour certaines catégories d’âges. Le nouveau projet les limite à 8,9% au même âge.

  • Pour y arriver, le Conseil d’Etat propose d’augmenter le montant alloué aux mesures transitoires et de compensation de 300 à 380 millions.
  • Il va également payer 1% de cotisations supplémentaires. Ce financement additionnel permettra d’atténuer les baisses de rentes.
  • En plus, l’employé pourra décider de payer une cotisation supplémentaire avec le soutien financier de l’employeur. L’Etat octroiera en effet une augmentation de salaire de 0,25%. Ainsi, si l’employé décide de payer une cotisation additionnelle, par ce mécanisme, l’employeur en finance une partie, en permettant de réduire encore les pertes de rentes.
  • Le Conseil d’Etat fait aussi un geste pour les bas salaires. Aucun salaire ne baissera en dessous de 48’000 francs par année à cause de l’augmentation des cotisations LPP.

De son côté, pour maintenir un plan de retraite acceptable, le personnel va aussi devoir passer à la caisse et payer plus pour gagner moins. Il verra sa cotisation augmenter de 1%. Mais, pour ceux qui prévoyaient de prendre une retraite anticipée, la perte sera plus élevée par rapport au plan actuel : les pertes de rentes projetées pour une retraite à 62 ans se montent à plus de 15% pour les classes d’âge les plus touchées.

Sans les propositions de la FEDE, appuyée par un expert agréé de la prévoyance professionnelle (il fonctionne notamment comme expert pour la Caisse de pension de l’Etat de Genève), ces péjorations auraient été beaucoup plus importantes. Ces propositions ont permis de réduire fortement les pertes de rentes. En passant à un système de bonification croissante (système appliqué entre autres à la Confédération), on atténue également les pertes pour les générations trop éloignées de la retraite pour bénéficier des mesures transitoires mais cependant trop proches d’elle pour reconstituer une épargne suffisante.

Parole aux membres

In fine, les membres auront le dernier mot. La FEDE va maintenant procéder à une consultation large de ses associations. Plusieurs d’entre elles ont planifié durant le mois d’octobre des assemblées extraordinaires dans le but de présenter le projet et de permettre à leurs membres de s’exprimer et de prendre position. La FEDE va, de son côté, convoquer une assemblée extraordinaire des délégué-e-s le 6 novembre prochain.

Le choix s’avère quelque peu cornélien. En effet, le personnel de l’Etat devra soit accepter et valider une péjoration conséquente de ses conditions de retraite soit, en cas de refus, porter à lui seul le poids de l’assainissement de la caisse avec, à la clé, des baisses de rentes beaucoup plus conséquentes. De plus, avec le système de primauté des cotisations, le personnel assume seul l’entier des risques de la caisse.

Le personnel a déjà dû accepter des baisses de salaires entre 2013 et 2016. La FEDE reste consciente que l’augmentation de l’espérance de vie couplée à une forte réduction des rendements pour les placements a engendré des péjorations de conditions de retraite pour l’ensemble des salariés publics et privés confondus. La FEDE tient cependant à faire remarquer que les sacrifices qui leur sont demandés avec cette réforme sont considérables. L’Etat employeur se doit de rester un employeur attractif et de préserver la qualité des prestations. Pour ce faire, il doit pouvoir continuer d’attirer du personnel compétent et éviter une avalanche de démission avant l’entrée en vigueur du nouveau plan, au 1er janvier 2022.

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Contact :      Bernard Fragnière, Président de la FEDE, 079 707 18 39

Gaétan Emonet, Membre du bureau et comité FEDE, 079 607 95 52

Caisse de prévoyance du personnel de l’Etat de Fribourg 3’000 à 4’000 salariés débraient à Fribourg

La FEDE et le SSP se réjouissent de l’immense succès rencontré lors du débrayage et des actions organisés ce mardi, 30 avril, de 9h00 à 10h00.

Malgré les menaces de sanctions et les pressions exercées sur le personnel, les salariés de la fonction publique fribourgeoise et des institutions affiliées à la Caisse de prévoyance du personnel de l’Etat de Fribourg (CPPEF) ont débrayé massivement : dans deux tiers des établissements primaires, dans la plupart des Cycles d’orientation et des Collèges, dans les Hautes écoles, à l’HFR, au RFSM, à l’Université et dans de très nombreux services de l’administration (BCU, Office AI, EDFR, SEJ, ORP, Direction des Finances, Direction de la santé et des affaires sociales, Service de l’agriculture, Direction de l’aménagement, de l’environnement et des constructions, Service archéologique etc.) ainsi que les institutions subventionnées, comme Horizon Sud ou l’Institut Saint-Joseph.

Au total, nous estimons que 3’000 à 4’000 salariés ont participé au débrayage et aux actions de mobilisation.

CLIQUER ici pour lire le Communiqué de Presse du 30 avril 2019 dans son entier

Ne nous laissons pas intimider !

Dans une communication adressée aujourd’hui à l’ensemble du personnel de l’Etat de Fribourg, le Conseil d’Etat informe qu’il considère le débrayage du mardi 30 avril, 9h00 à 10h00, comme illicite.

Les associations membres de la FEDE et le SSP ont été choqués de cette « Information » (pression) dont les partenaires sociaux n’ont pas été informés préalablement.

Le SSP et la FEDE maintiennent l’appel au débrayage et aux actions prévus le mardi 30 avril, 9h00 à 10h00. Face à ces pressions, les associations membres de la FEDE et le SSP présenteront un front uni. Plus que jamais, il est nécessaire que l’ensemble du personnel de l’Etat et des institutions affiliées à la CPPEF participent au débrayage et aux actions prévus le mardi 30 avril.

Lire le Communiqué de presse du 3 avril 2019 dans son entier, CLIQUER ici

Le Canton doit provisionner beaucoup plus pour la Caisse de pension

Les années se suivent et se ressemblent. Les bénéfices sont encore au rendez-vous pour le Canton. Les associations membres de la FEDE se réjouissent de cette bonne santé financière. Elles restent pourtant sidérées de la faible proportion des bénéfices affectée à la révision du plan de prévoyance.

Entre 2009 et 2018, la fortune du canton est passée de 900 millions à plus de 1,2 milliards de CHF. Les collaboratrices et les collaborateurs de l’Etat y ont largement contribué en acceptant plusieurs trains d’économies.

Aujourd’hui pourtant, l’Etat met son personnel dans une situation difficile vis-à-vis de la population, en laissant entendre que celle-ci devra supporter l’effort de la recapitalisation de la Caisse de prévoyance. C’est un peu court, car le Canton avait, toutes ces dernières années, la possibilité de créer des provisions pour cette recapitalisation. Il ne l’a pas jugé utile et porte donc l’entière responsabilité de la situation difficile qu’il rencontre dans la réforme de la Caisse de prévoyance.

Les associations membres de la FEDE s’étonnent donc de voir que l’Etat provisionne seulement 10 millions de francs pour la Caisse de pension alors même qu’il a dégagé un bénéfice de près de 72 millions de CHF en 2018. Non content d’avoir complètement manqué de sens de l’anticipation, le Canton se contente désormais d’attribuer quelques miettes pour la recapitalisation.

La ville de Fribourg est parvenue à réformer sa caisse, dans la douleur certes. La ville de Bulle y est aussi parvenue en provisionnant justement avec intelligence. Mais à l’Etat, avec la demi-mesure placée au budget 2019, on est encore loin du compte.

CLIQUER ICI pour lire le Communiqué de presse du 1er avril 2019, dans son entier

La FEDE, insatisfaite des propositions du Conseil d’Etat, ne va pas relâcher la pression

Les associations membres de la FEDE ont rendu leur réponse à la consultation sur la loi modifiant la Loi sur la Caisse de prévoyance. Elles ont fait des propositions concrètes pour limiter les pertes de rentes : elles entendent bien que le Conseil d’Etat entre très sérieusement en matière sur ces propositions et revoit son financement à la hausse. Au terme de l’analyse approfondie des trois variantes proposées, les associations sont également interloquées par le manque d’anticipation, d’abord, et par la précipitation dont a ensuite fait preuve l’Etat dans sa gestion du dossier.

La FEDE a fait appel à un expert actuaire externe indépendant qui l’a aidée à formuler une série de propositions techniques qui montrent à l’évidence au Conseil d’Etat qu’il existe une voie médiane permettant de limiter les pertes pour les collaborateurs et les collaboratrices en leur assurant une retraite digne. De plus, ces propositions donnent une chance au consensus nécessaire à la réussite de la réforme, sans prétériter la population, contrairement aux assertions répétées en boucle ces derniers temps, jusque dans la bouche du conseiller d’Etat Georges Godel sur la RTS.

Les collaboratrices et les collaborateurs sont abasourdi-e-s par le peu de considération du Conseil d’Etat et par l’oubli des efforts considérables consentis par le personnel depuis l’introduction des premières mesures d’économies décrétées en 1993. Ils ne lâcheront donc rien.
CLIQUER ICI pour lire le Communiqué de presse du 20 mars 2019

Caisse de prévoyance : Les employés d’Etat plus déterminés que jamais

LIRE le communiqué de presse de la FEDE dans son entier, Cliquer ici
LIRE l’Article dans La Liberté du 21 février 2019, « Près de 4000 fonctionnaires en colère »

LIRE l’Article dans la Gruyère du 21 fév
rier
2019, « La manif du personnel de l’État a été très suivie »
LIRE l’Article dans le Freiburger Nachrichten du 21 février 2019, « Protest gegen Revision der Pensionskasse »

À l’appel des associations membre de la FEDE et du SSP, près de 4000 personnes se sont réunies ce soir à Fribourg pour faire entendre leur voix. La colère est à son comble.
Le Conseil d’Etat joue un jeu très dangereux dans le dossier de la Caisse de prévoyance. Alors que les associations de personnel appellent à la négociation, alors qu’elles ont formulé des propositions très concrètes pour améliorer le sort des collaboratrices et des collaborateurs de l’Etat dans ce dossier qui engage l’avenir de tous, le Conseil d’Etat n’a pas encore transmis, à ce jour, de nouvelles propositions. Et il déclare parallèlement vouloir sooumettre son projet au Grand Conseil en juin et le mettre en votation populaire à l’automne – un timing irréaliste aux yeux des associations de personnel. Cette attitude a le don de chauffer à blanc le personnel. Pour rappel, dans les variantes proposées par le Conseil d’Etat, son engagement s’élève au mieux à 41,8%. Le personnel demande que l’Etat, comme cogestionnaire de la Caisse, finance les mesures transitoires et compensatoires à hauteur de 58,8% – le montant qu’il paie pour les cotisations de ses collaborateurs. Les associations membres de la FEDE ont fait des propositions concrètes qui assurent que l’Etat prendra sa juste part du financement.

Cliquer ici, LIRE le communiqué de presse dans son entier

La FEDE et le SSP organisent une Assemblée générale conjointe : mardi 29 janvier, à 19h00, à l’Escale à Givisiez.

Le projet de révision de la Loi sur la Caisse de prévoyance du personnel de l’Etat de Fribourg (CPPEF) prévoit des péjorations massives des conditions de retraite pour le personnel de l’Etat de Fribourg. Dans les faits, nombre de salariés n’auront plus les moyens de prendre une préretraite avant l’âge de 64 ans sans subir des pertes pouvant dépasser 30%.

Une telle révision aurait pour conséquence une diminution de la qualité des prestations du service public dans nombre de secteurs où les conditions de travail sont extrêmement difficiles. Aujourd’hui déjà, les infirmières sont épuisées par le travail de nuit et les horaires continus. Et que dire des policiers ou des agents de détention ? Ou encore des cantonniers, qui travaillent des journées entières à l’extérieur, été comme hiver ? Ou des enseignants, confrontés à des classes toujours plus difficiles ?

Lire le communiqué de presse du 12 décembre 2018

Caisse de prévoyance : L’Etat doit payer sa part

Arrêtons de compliquer des choses simples dans le dossier de la recapitalisation de la Caisse de prévoyance du personnel de l’Etat de Fribourg. Pour qu’elle puisse être acceptée, l’Etat doit simplement assumer sa part de l’effort.

Le Conseil d’Etat a présenté ce matin différents scénarios pour la réforme du plan de pension de sa Caisse de prévoyance. En l’état, aucun ne pourra être accepté par le personnel, car l’Etat n’accepte pas de payer sa part.

Dans les variantes proposées, l’engagement de l’Etat s’élève au mieux à 41,8%. Le personnel demande tout simplement que l’Etat, comme cogestionnaire de la Caisse, maintienne son engagement au niveau de ses positions actuelles, soit 58,8%.

Une résolution a été prise par l’Assemblée générale de la FEDE le 21 novembre et adressée au Conseil d’Etat – voir le fichier joint. Elle demande à l’Etat des conditions de retraites dignes pour ses collaborateurs et collaboratrices.

Communiqué de presse du 28 novembre 2018
CLIQUER ICI pour lire le communiqué de presse dans son entier

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